Ba-ta-clan

Ba-ta-clan

.

Ba-ta-clan

Jacques Offenbach
1819 -1880

I. L’ARGUMENT
II. LA PARTITION
III. FICHE TECHNIQUE
IV. DISCOGRAPHIE
V. RÉFÉRENCES

Articles associés

ARTISTES ASSOCIEES
Jacques Offenbach

REVUES ASSOCIEES
Revue n°50
Revue n°66
Revue n°130

 

Ba-ta-clan :


On a souvent prétendu que Ba-Ta-Clan était la plus réussie des bouffonneries, en un acte, issues de la féconde plume de Jacques Offenbach ; elle est sûrement l’une des plus folles et des plus échevelées ! Ailleurs, la folie se trouve encore canalisée ou bridée ; ici, elle est réellement intégrale et relève donc, plus que dans d’autres ouvrages, de l’esthétique du rival et ami de Jacques, Hervé.

L’ouvrage est joué avec quatre personnages. C’est le premier de ceux, qui furent créés au passage Choiseul, dans ce théâtre qui porte toujours, près de 150 ans après, le nom de Bouffes-Parisiens que lui donna Offenbach. On sait que celui-ci avait enfin réussi à ouvrir ses Bouffes – son premier théâtre! – en juillet 1855, au Carré Marigny, dans une espèce de baraque sur les Champs-Élysées, avec notamment ces Deux aveugles qui devaient lui apporter réputation et succès. Mais il lui fallait un endroit plus confortable pour l’hiver ; il trouve enfin chaussure à son pied.

Les Bouffes ouvrent donc au Passage Choiseul le 29 décembre 1855, avec une « chinoiserie musicale », pour laquelle il a d’ailleurs obtenu une extension de son privilège : il peut désormais mettre quatre personnages en scène ! Bien sûr, il ne lui est pas encore permis d’aller au-delà d’un acte, et il n’y a pas encore de chœurs, mais la censure accepte tout de même un groupe de figurants, qui mime ce que ferait un chœur éventuel. Ah, s’il fallait y jouer une pièce se passant dans l’Olympe, par exemple, cela ferait plutôt maigre ! Et pourtant deux ans et demi après, à force d’efforts, ce sera dans ces Bouffes le succès écrasant, mondial, d’Orphée aux Enfers !

Avec Ba-Ta-Clan, Halévy signe pour la première fois de son nom un livret de haute qualité qui, d’emblée, s’appuie sur deux thèmes favoris d’Offenbach ; le pouvoir est basé sur une équivoque, tout est faux dans cette cour chinoise et personne n’est ce qu’il prétend être. Dans Ba-Ta-Clan, tous ces Chinois sont des Français, tant l’empereur que le chef des conjurés. Qui aurait pu s’empêcher de penser à la cour un peu improvisée de cet autre empereur, qui régnait sur la France ? L’autre motif est la glorification de Paris, de la vie parisienne, des bals et des plaisirs.

Extrait d’un article de Robert Pourvoyeur

L’ARGUMENT :


Nous sommes dans une Chine de fantaisie, dans les jardins du palais du roi Fé-Ni-Han. Celui-ci doit affronter des conjurés vindicatifs pour avoir fait empaler par erreur cinq bourgeois qui ne méritaient qu’honneurs et distinctions. A sa cour, vivent Ké-Ki-Ka-Ko et Fé-An-Nich-Ton qui ne tardent à s’apercevoir qu’ils sont deux Français capturés par les Chinois, le premier, le vicomte Alfred de Cérisy, un viveur ruiné, et la seconde, Virginie Durand, une chanteuse légère en tournée. Les deux faux Chinois se laissent aller à la nostalgie de Paris et de ses plaisirs : Le bal de l’Opéra, Mabille, La Maison dorée… et décident de fuir ensemble. Alors que retentit l’hymne révolutionnaire, le chant du Ba-ta-clan, on découvre que le roi Fé-Ni-Han est lui aussi Français, de son vrai nom Anastase Nourrisson, tout comme le chef des conjurés, Ko-Ko-Ri-Ko. Afin de pouvoir s’emparer du pouvoir, ce dernier décide de favoriser la fuite des trois autres, en chaise de poste dont les relais sont préparés de Pékin à Pantin.

LA PARTITION :


Introduction; Marche, chœur et Quatuor chinois « Cloc clock moc mock »; Romance « J’étais aimable, élégante » (Fé-An-Nich-Ton); Duo « Te souviens-tu de la maison dorée ? » (Ké-Ki-Ka-Ko et Fé-An-Nich-Ton); Ronde de Florette (Fé-An-Nich-Ton); Duo italien « Morto ! Morto ! »; Trio bouffe « Je suis français, il est français »; Le Ba-Ta-Clan et final

FICHE TECHNIQUE :


Ba-ta-clan

« Chinoiserie musicale » en 1 acte de Ludovic Halévy, musique de Jacques Offenbach. Création à Paris, théâtre des Bouffes-Parisiens (salle Choiseul), le 29 décembre 1855. Avec:
MM. Pradeau (Fé-Ni-Han), Berthelier (Ké-Ki-Ka-Ko), Guyot (Ko-Ko-Ri-Ko), Mlle Darmont (Fé-An-Nich-Ton).

DISCOGRAPHIE :


Sélections vinyle et Cd

Maryse Castet, Vincent Vittoz, Michel Hubert, Bernard Van der Meerch, Direction musicale, Dominique Debart
FT Pluriel PL 3374 (1CD) & PL3374 CD (1 CD)

Huguette Boulangeot, Raymond Amade, Rémy Corazza, René Terrasson. Direction musicale, Marcel Couraud
Album Erato DUE 20 240 (2 disques, 2ème disque : Les Bavards).

Anne Marie Sanial, Christian Baudéan, Jean Kriff. Marc Grimonprez, Guy Bernard.
SPI Milan SLPS9

DVD

En anglais. Jennifer McGregor, Graeme Aiguière, Paul Ferris, Michael Lewis. Direction musicale, Richard Bonynge
DVD House of Opera DVDCC 220 (2005)

© Académie Nationale de l’Opérette août 2016