Île de Tulipatan (L’)

L'Île de Tulipatan

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L’Île de Tulipatan

Jacques Offenbach
1819 – 1880

I. L’ARGUMENT
II. LA PARTITION
III. FICHE TECHNIQUE
IV. DISCOGRAPHIE
V. RÉFÉRENCES

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Jacques Offenbach

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L’Île de Tulipatan :


L'Île de Tulipatan

Bonnet, Victor, Mme Thierret, Berthelier

Les années 1867 et 1868 sont particulièrement fécondes pour le  » Roi du Second Empire « . Si l’on observe la chronologie des représentations d’œuvres d’Offenbach, on relève : La Grande Duchesse de Gérolstein (12 avril 1867), La permission de dix heures (9 juillet), La leçon de chant électromagnétique (20 juillet), Robinson Crusoé (23 novembre), 2e version deGeneviève de Brabant (26 décembre), Le château à Toto (6 mai 1868), 2e version du Pont des Soupirs (8 mai), Le fifre enchanté et l’île de Tulipatan (30 septembre), La Périchole (6 octobre). Comment ce diable d’homme pouvait-il à la fois composer tant de chefs-d’œuvre et nous en présenter de nouvelles productions ?

Au sujet de L’île de Tulipatan, Robert Pourvoyeur écrivait dans le texte de présentation de la sélection discographique TLP (1984) :
 » Bouffonnerie que tout cela, dira-t-on… Oui, mais écrite par des maîtres du genre : le livret s’emboîte en un de ces merveilleux mouvements d’horlogerie, sans solution de continuité : Labiche ou Feydeau ! Ces  » petits maîtres  » du XIX° ont un métier du diable, ils savent comment choisir un sujet piquant, ficeler une situation, trousser des couplets, écrire des dialogues pleins de drôlerie, rarement faux, jamais plats ni vulgaires
… « 

L’ARGUMENT :


Sur l’île de Tulipatan à 25 000 km de Nanterre et 473 ans avant l’invention du crachoir, Cacatois XXII aimerait bien devenir père d’un garçon pour assurer sa descendance. Pendant qu’il guerroie, son épouse met au monde une fille, qu’elle fait passer pour un fils prénommé Alexis, afin de sauver la monarchie.
De son côté, Théodorine, l’épouse du grand sénéchal Romboïdal, fait la démarche inverse. Par crainte de le perdre un jour à la guerre, elle prétend que le garçon qui vient de naître est une fille qui répond au prénom d’Hermosa.

Les années passent…

Romboïdal est très mécontent : sa fille se conduit comme un garçon manqué ! Cacatois n’est pas plus satisfait : sa mauviette d’héritier, au lieu de courir par monts et par vaux, pleure son colibri qui s’est échappé de la cage où il était enfermé !
Il est évident qu’Hermosa et Alexis se plaisent. Le timide Alexis n’ose avouer son amour à la jeune fille et pourtant Hermosa, faisant foin de toute pudeur féminine, l’incite fermement à se déclarer. Elle, si elle était un garçon, elle n’hésiterait pas une seconde ! Elle finit par convaincre son amoureux de décider son père à demander sa main.

Théodorine a tout entendu. Elle se résout à avouer à Alexis qu’en réalité, il est un garçon. Mariage impossible ! Romboïdal, s’il ignore que sa fille est en réalité son fils, est par contre au courant du sexe réel d’Alexis. Il révèle à Hermosa la vérité. Mariage impossible ! Hermosa prend la chose du bon côté à la stupéfaction du papa. Alexis a tout entendu et s’empresse d’aller revêtir une robe tandis qu’ Hermosa apparaît en militaire conquérant. La morale est sauve ! Alexis peut épouser Hermosa. Mieux encore, Cacatois XXII, réalisant qu’il n’a plus d’héritier mâle, décide de se remarier. Il garde donc l’espoir d’assurer la pérennité de sa dynastie.

LA PARTITION :


Ouverture ; Couplets  » Vive le tintamarre  » (Hermosa) ; Chœur  » Vive le grand Cacatois  » ; Couplets du canard   » Prince doux et débonnaire  » (Cacatois) ; Couplets du colibri « J’ai perdu mon ami » (Alexis) ; Duetto  » J’aime tout ce qui sonne  » (Hermosa, Alexis ) ; Couplets-Duetto  » Si comme vous j’étais un homme  » (Hermosa, Alexis) ; Air  » Je vais chercher les petites cuillers  » (Théodorine) ; Duo  » Tu connais ce secret terrible  » (Hermosa, Romboïdal) ; Duettino  » Quoi c’est vous, oui c’est moi  »  (Hermosa, Alexis) ; Barcarolle-bouffe  » Dans Venezia la belle  » (Théodorine, Rombaïdal, Cacatois) ; Marche nuptiale ; Couplet final (A la fin de la pièce » (tous).

FICHE TECHNIQUE :


L’Ile de Tulipatan

Opéra bouffe en 1 acte de Alfred Duru et Henri Chivot, musique de Jacques Offenbach. Création à Paris, théâtre des Bouffes-Parisiens, le 30 septembre 1868. Avec :
Mmes Thierret (Théodorine), Castello (Alexis), Berthelier (Cacatois XXII), Victor (Hermosa), Bonnet (Romboïdal).

Editions Boosey & Hawkes

DISCOGRAPHIE :


Sélection vinyle

Lina Dachary, Dominique Tirmont, Joseph Peyron. Direction musicale, Marcel Couraud
EJS 494 (1 face partiel) (Complément : Le Château à Toto)

CD

Claudine Granger, Marcelle Rieu, Stéfano Memma, Thierry Migliorini, Yerry Mertz. Direction musicale, Emmanuel Koch.TPL 95001 (1 V) & TPL C35001 (1 CD)

Claudine Granger, Marcelle Rieu, Stéfano Memma, Thierry Migliorini, Yerry Mertz. Orch. Emmanuel Koch.
Sélection du Reader’s Digest CD 3159.12 (réédition 33t  Musicaloper) (3 CD) (+  Une Education Manquée +  Mam’zelle Nitouche + Les P’tites Michu + divers)

DVD
(
I) Isabelle Fleur, Eric Huchet, Vincent Vittoz, Philippe Gortari, Frank T’Hézan. Orch. Jean-Christophe Keck
Mise en scène : Frank T’Hézan. Festival de Châteaux de Bruniquel 2003 (1 DVD)
Consulter le site www.bruniqueloff.com 

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