Princesse de Trébizonde (La)

Affiche de l'opéra bouffe La Princesse de Trébizonde

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La Princesse de Trébizonde

Jacques Offenbach
1818 – 1880

I. L’ARGUMENT
II. LA PARTITION
III. FICHE TECHNIQUE
IV. DISCOGRAPHIE
V. RÉFÉRENCES

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Jacques Offenbach

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La Princesse de Trébizonde :


La décennie 1860 a été faste pour Jacques Offenbach : environ quarante-cinq ouvrages parmi lesquels la plupart de ses grandes opérettes.
Après le succès de La Périchole en octobre 1868, suivie par la deuxième version du Château à Toto, il enchaîne avec Vert-Vert (Opéra-Comique, 10 mars 1869) et, le même mois, avec La Diva (Bouffes-Parisiens). Puis vient le tour de La Princesse de Trébizonde, opéra bouffe en 2 actes sur un livret de Charles Nuitter et Eugène Tréfeu dont la première représentation est donnée au Kurtheater de Baden-Baden le 31 juillet 1869.
En décembre, en quatre jours, c’est à un véritable feu d’artifice Offenbach auquel on assiste : création de la deuxième version en 3 actes de La Princesse de Trébizonde (Bouffes-Parisiens, 7 décembre), de la première version des Brigands (Variétés, 10 décembre) et enfin de La romance de la rose (Bouffes-Parisiens).

Trébizonde 1Les répétitions de La Princesse de Trébizonde furent assez mouvementées, le compositeur menaçant même un jour de retirer l’ouvrage. Mais tout s’arrangea… La pièce se joua quatre mois puis bénéficia de plusieurs reprises dont celle aux Variétés en 1888. Le « Bruyas » n’en relève pas dans la capitale au XXe siècle jusqu’ en 1965.
De nos jours, La Princesse est fort peu souvent représentée. Récemment on citera les productions du théâtre de l’Odéon de Marseille en mars 2000, de Waterloo en 2005, des Tréteaux lyriques à Paris (Trianon) en 2009 et de l’Opéra de Saint-Etienne en décembre 2012. Mais il ne s’agit pas de séries, loin de là (1 à 3 représentations chaque fois).

L’ARGUMENT :


Acte I : Une place publique
Cabriolo est le propriétaire d’une baraque foraine dont la principale attraction est une figure de cire nommée la Princesse de Trébizonde. Sa troupe comprend sa sœur l’athlétique Paola, ses deux filles, Régina et Zanetta, et Trémolini, un ancien domestique amoureux de Régina. En l’époussetant, Zanetta casse le nez de la Princesse de Trébizonde, et doit prendre sa place et tenir son rôle. Dans la recette, fort maigre, s’est glissé un billet de loterie, déposé par le Prince Raphaël, amoureux de la jeune fille-statue, en paiement de sa place. Miracle, le ticket gagne le gros lot : un château.

Acte II : Le château
Six mois se sont écoulés. Nos nouveaux châtelains s’ennuient ferme et regrettent leur vie errante. A l’occasion d’une chasse, le prince Raphaël se présente au château bientôt rejoint par son père le prince Casimir et son précepteur Sparadrap. Monarque au pouvoir absolu, Casimir ne se laisse influencer que par son fils. Il accepte donc d’acheter toutes les figurines de l’ancienne attraction foraine et par voie de conséquence nomme Cabriolo conservateur de ses musées.

Acte III : Le palais de Casimir
Cabriolo, devenu baron de La Cascatella, s’est installé au palais avec les siens. Les figurines sont également exposées, veillées par des pages. Les couples se forment : Raphaël et Zanetta, Trémolini et Régina, ainsi que Sparadrap et Paola. Au cours d’une joyeuse fête survient inopinément Casimir. Ce dernier n’est pas très content et il le montre. Sauf que l’on apprend qu’il a jadis épousé lui-même une acrobate qui, fruit d’un hasard bienvenu, était la sœur de Paola. Tout pourra se terminer par un triple mariage.

Trébizonde 2

LA PARTITION :


Ouverture
Acte I
Choeur des Saltimbanques « Entrez Messieurs et dames » (Cabriolo et Trémolini), choeur de la loterie « Ce château mis en loterie », Boniment « Messieurs, prêtez moi vos oreilles » (Trémolini) ; Couplets du nez cassé « Ah ! quel malheur » (Zanetta) ; Chanson « Quand je suis sur la corde raide » (Régina) ; Romance des tourterelles « Une fille passait avec ses tourterelles » (Raphaël) ; Finale : Chœur « Ah ce spectacle était charmant », 1313 « Treize cent treize », Adieu à la baraque « Adieu baraque héréditaire », Strette « Tout va changer » (tous).
Acte II
Entr’acte ; Quintette des assiettes « Où sont nos folles parades » (Zanetta, Régina, Paola, Trémolini, Cabriolo) ; Chœur des chasseurs « Au bois on chasse » ; Duo « La voilà, elle est là » (Raphaël, Zanetta) ; Couplets de la canne « Me maquillè-je comme on dit » (Casimir) ; Couplets de la figure de cire « Elle est peinte admirablement » (Raphaël) ; Finale : Choeur et scène « Quoi, c’est le prince Casimir… aux Canaries, au Canada » (Casimir) ; Ronde de la princesse de Trébizonde « Femme du grand Rothomago » (Zanetta) , Strette « Mon bonheur est complet » (tous).
Acte III
Entr’acte ; Choeur « Ah quel ennui, quel sot métier »  et Couplets des pages « Cet enfant manquait d’audace » ; Romance « Fleur qui se fane avant d’éclore » (Raphaël) ; Chœur  « Voici Monseigneur » et Couplets « Je suis satisfait » (Casimir) ; Scène « D’où vient cette crise soudaine » et Ariette du mal de dents « Ah ! j’ai mal aux dents » (Raphaël) ; Duo de l’enlèvement « Moment fatal, hélas que faire » (Trémolini, Régina) ; Ronde des pages « Faisons notre ronde » ; Ensemble « Nous voilà ! », Brindisi « O Malvoisie !  » (Raphaël, Zanetta, Paola, Trémolini, Sparadrap, Cabriolo, choeur) et Grand galop « La la la ) (les mêmes) ;  Finale « Un grand mérite entre époux » et reprise de la ronde (tous).

FICHE TECHNIQUE :


La princesse de Trébizonde

Opéra bouffe en 2 actes de Charles Nuitter et Eugène Tréfeu, musique de Jacques Offenbach. Création au Kurtheater de Baden-Baden le 31 juillet 1869.
Deuxième version agrandie en 3 actes, créée à Paris, théâtre des Bouffes-Parisiens, le 7 décembre 1869. Avec : Mlle Chaumont (Régina), Mlle Fonti (Zanetta), Mme Thierret (Paola), Mlle Van Ghell (prince Raphaël), Désiré (Cabriolo), Bonnet (Trémolini), Berthelier (prince Casimir), Edouard Georges (Sparadrap)

DISCOGRAPHIE :


La Princesse de Trébizonde n’a jamais été enregistrée sur vinyle ou sur CD. Plusieurs versions françaises ont été diffusées par l’ORTF :

– avec Lina Dachary, Suzanne Lafaye, Aimé Doniat, Joseph Peyron, Dominique Tirmont. Direction musicale : Marcel Cariven (1962)

– avec Lina Dachary, Nicole Briard, Aimé Doniat, Joseph Peyron, Gaston Rey. Direction musicale : Marcel Cariven (1966).

– avec Anne-Marie Sanial, Monique Stiot, Micaël Pieri, Jean Giraudeau, Robert Andréani, Jacques Tharande, René Lenoty, Germaine Duclos. Direction musicale : Robert Martignoni. (1973) Une distribution de rêve !

© Académie Nationale de l’Opérette août 2016