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Opérette – Théâtre Musical : Le magazine musical

Opérette – Théâtre Musical est une revue créée par et pour des passionnés d’opérette, opéra-comique,
comédie musicale, spectacle musical. Tous les trimestres, le magazine Opérette – Théâtre Musical recense
toute l’actualité et les nouveautés liées à la Comédie Musicale.
Découvez ci-dessous le sommaire du dernier numéro de votre magazine Opérette – Théâtre Musical.

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LE NUMÉRO EN COURS

Opérette – Théâtre Musical : magazine
n°183 mai 2017

La Veuve Joyeuse - Odéon de Marseille

REVUE N°183

Articles associés

OEUVRES ASSOCIÉES
Les Chevaliers de la Table Ronde
Fantasio
L’Homme de la Mancha
Les Misérables
Les Mousquetaires au couvent
Le Petit Duc
Princesse Czardas
La Route fleurie
Saturday Nignt Fever
Tistou les pouces verts
Véronique
La Veuve joyeuse

ARTISTES ASSOCIÉS
Jean-Christophe Born
Grégory Benchenafi
Grégory Juppin
Olivier Lepelletier
Régis Mingus
Ingrid Perruche

ARTICLES DE FOND
Maurice Yvain : vie et oeuvre
Question d’esthétique n° 13

 

 SOMMAIRE  DETAILLE

Ce nouveau numéro d’Opérette théâtre-musical reflète toute la richesse et la diversité des programmes, tant à Paris qu’en régions, d’une saison marquée aussi bien par les reprises du répertoire d’opérette que par la création en France, ou leur reprise, de célèbres comédies musicales américaines.

 

LES SPECTACLES A PARIS

Les Choristes

les choristes
Plus de dix ans après la sortie de son film au cinéma, Christophe Barratier vient de retrouver les personnages de l’internat du « Fond de l’Etang » pour l’adaptation scénique des Choristes dans une version musicale donnée aux Folies Bergère avant tournée. Aux trois chansons du film (« Vois Sur Ton Chemin » (maintes fois reprise), « Caresse sur l’océan » et « Cerf volant »), six chansons nouvelles interprétées par les adultes, signées Bruno Coulais et Christophe Barratier, complètent la partition avec plusieurs musiques de scène accompagnant les changements de décors et scènes muettes.
Pas de surprise, par contre, pour le livret qui suit parfaitement l’intrigue du film (les élèves de l’internat étant toutefois mixtes contrairement au scénario). Trois équipes de quinze jeunes choristes ont été constituées pour interpréter les pensionnaires en alternance. Issus de la Maîtrise des Hauts de Seine (sous la direction musicale de Gaël Darchen), leur distribution est absolument irréprochable. Par contre, pour le seizième « choriste », l’adolescent rebelle, Pascal Mondain, pas de problème de triple distribution, puisqu’il est interprété par un jeune interprète de vingt ans, Victor Le Blond. Il est la révélation de cette distribution… L’ensemble de la distribution adulte est constitué de comédiens chantant pour la circonstance…
Le spectacle prévu jusqu’au au 21 mai sur la scène des Folies Bergère, se voit prolongé jusqu’au 18 juin devant son succès.

Saturday Night Fever (La Fièvre du samedi soir)

SaturdayLe Dôme de Paris (ex Palais des Sports) a présenté du 9 février au 30 avril 2017, avant une tournée dans toute la France, Saturday Night Fever, à l’occasion du quarantième anniversaire du film éponyme qui révéla John Travolta et fit des Bee Gees les rois du disco.
Basée sur le scénario du film l’adaptation scénique originale est signée Robert Stigwood, en collaboration avec Bill Oakes. Le danseur et chorégraphe Stéphane assure la mise en scène du spectacle, déléguant la chorégraphie à Malik Le Nost.

La distribution réunit autour du couple de danseurs Fauve Hautot (Stephanie Mangano) et Nicolas Archambault (Tony Manero), un excellent trio (sur des arrangements vocaux de Vincent Heden) composé de Flo Malley, Stephan Rizon et Nevedya, ainsi que quatre artistes pluridisciplinaires habitués du théâtre musical : Fanny Fourquez dans le rôle d’Annette, Vinicius Timmerman dans celui de Bobby, Franck Junior, le frère de Tony étant interprété par Julien Lamassonne et Gwendal Marimoutou campant un facétieux maître de cérémonie qui, il faut l’avouer, mène le spectacle à bout de bras.

Le Petit Duc

petit ducTout d’abord, une présentation de l’œuvre de Charles Lecocq, de son intrigue et de son implication dans l’histoire de l’opérette « Le Petit Duc n’arrive pas par hasard sur la scène d’opérette en 1878, à trois mois de l’ouverture de l’Exposition Universelle. En 1878 l’opérette reflète bien les valeurs et la musique de cette Troisième République qui se consolide jour après jour. Mais l’ordre à la fois moral et esthétique laisse de la place pour une certaine forme de transgression, qui alimente un imaginaire du désir, que l’époque va encore longtemps cultiver. »

Puis vient la critique du spectacle donné par Les Frivolités Parisiennes au théâtre du Trianon : « Si mise en scène et décors peuvent surprendre, sur le plan musical, il n’y a vraiment rien à redire ; la partition est tout à fait respectée et fort bien servie par l’orchestre dirigé avec élégance par Nicolas Simon. Le jeune Duc, rôle travesti, c’est Sandrine Buendia, qui passe avec aisance de l’adolescent amoureux et révolté, au jeune soldat entreprenant ; Marion Tassou : cette jeune chanteuse est probablement charmante… mais il est préférable d’ignorer ses gestes et attitudes pour se laisser enthousiasmer par sa voix ample et colorée. »

Fantasio

FantasioPrésentation de l’opéra-comique d’Offenbach et compte-rendu du spectacle de l’Opéra Comique donné au Châtelet.
« Créé à l’Opéra-Comique en 1872, Fantasio d’Offenbach a ensuite pratiquement disparu de la scène. Sa résurrection n’en était que plus attendue…

L’ouvrage peut être qualifié d’hybride. En effet les scènes légères sont présentes dans Fantasio, mais c’est le souffle romantique qui l’emporte, la mise en scène de Thomas Jolly équilibrant les deux…
Marianne Crebassa, auréolée de sa récente distinction aux «Victoires de la Musique », interprète le rôle de Fantasio avec une voix veloutée, ductile, une ligne de chant et une projection flatteuses. Son jeu assumé du travesti rend justice à la complexité du héros romantique mélancolique et déchiré. Marie-Ange Munger dans Elsbeth, la voix bien installée sur le souffle, aux aigus faciles, joue une princesse tour à tour tourmentée ou rayonnante. Le prince de Mantoue trouve en Jean-Sébastien Bou un interprète idéal, avec une voix claire, articulée et élancée… »

La chronique parisienne fait comme toujours la présentation des scènes secondaires, Théâtre Trévise, Montparnasse, du Ranelagh, Folies Bergère, Palace… avec leurs spectacles en cours ou à venir et nous permet de retrouver deux personnalités des scènes lyriques :

Choplin

Jean-Luc Choplin : la retraite n’est pas pour ce passionné de musique et de théâtre qui aura durant ses dix ans passés à la direction du Châtelet assuré soixante-dix productions ou coproductions remarquables. Les propositions à l’annonce de sa mise en disponibilité ont donc afflué. Ses projets.

Nicole Broissin : cette grande artiste fut, entre autres, la créatrice de Rose de Noël aux côtés d’André Dassary, (1958) et de La Polka des Lampions avec Jean Richard et Georges Guétary (1961). Elle aborda le répertoire avec Ciboulette, Véronique et surtout avec La Veuve joyeuse qu’elle chanta en compagnie de prestigieux partenaires : André Jobin, Jacques Jansen, Bernard Sinclair, Jean Bretonnière…  avant de se consacrer au professorat. Elle  fit aussi carrière dans la mise en scène…

Broissin

 

 

 

 

 

LES SCENES DE NOS REGIONS.

Nos reporters se sont promenés De-ci, de-là afin de vous présenter les titres à l’affiche des festivals de l’été, à, Aix-les-Bains, Bruniquel, Lamalou-les-Bains, Montpellier… mais aussi pour vous faire partager leur engouement pour les spectacles auxquels ils ont assisté :
La Chauve-souris à Toulouse, avec Jennifer Michel et Lionel Delbruyère
Dédé, à Lille, avec Denis Mignien et Guillaume Paire
La Grande-duchesse de Gérolstein à Clermont-Ferrand, avec Anne Derouard et Matthieu Justine
Les Mousquetaires au couvent à Lagny, avec Perrine Madoeuf et Lionel Delbruyère
Le Prince de Madrid à Lyon, avec Aurélioe Baudet et Nicolas Gambotti
Princesse Czardas à Mérignac, avec Perrine Madoeuf et Lionel Delbruyère

Ils ont également fait une escale importante à l’Odéon de Marseille pour quatre spectacles et quatre rencontre d’artistes.

La Veuve joyeuse

Veuve OdeonCharlotte Despaux aborde sa première Missia et lui apporte les moyens d’assurer avec aisance un rôle qui sollicite l’opulence du médium comme la solidité du registre aigu, quant à Régis Mengus, remarquable Danilo, l’un des rares barytons aigus de sa génération pouvant aborder avec brio les emplois du répertoire viennois.
Caroline Géa, en grande bourgeoise en veine d’aventure, et Marc Larcher, en irrésistible séducteur, reprennent les rôles de Nadia et de Camille qu’ils maîtrisent parfaitement avec, en prime, les récitatifs de la version originale dans leur grand duo de l’acte II.
Olivier Lepelletier nous offre « une direction d’acteurs reposant sur une véritable réflexion à propos des rapports entre les personnages : l’amour qui n’a cessé d’exister entre Missia et Danilo et qui, ne pouvant se matérialiser par des mots, en raison des « convenances sociales », s’exprime par un érotisme feutré à fleur de peau et de lèvres…. »

Ce compte-rendu est enrichi de deux interviewes :

Lepelletier

Olivier Lepelletier : ce metteur en scène d’opéra, de spectacles divers, notamment ceux des Folies Bergère, aborde pour la première fois l’opérette avec La Veuve joyeuse donnée à l’Odéon de Marseille. Pour la circonstance, il a dessiné les maquettes des décors et voulu situer l’action dans les années 1930-1935. N’oublions pas que c’est l’époque où le statut de la femme s’est affirmé.

Régis Mengus : le Danilo dans La Veuve joyeuse, est surtout un chanteur d’opéra, même s’il a déjà chanté Charley dans Pas sur la bouche, Florestan dans Véronique, Edwin de Princesse Czardas ou Gustave du Pays du sourire. Sa voix est celle d’un baryton dont la tessiture possède les graves pour chanter Escamillo mais aussi les aigus pour le répertoire des opérettes viennoises.

Mengus

Véronique

la troupe défend Véronique avec enthousiasme et un indéniable talent vocal et comique. Car tout est là. Un orchestre que la direction alerte de Bruno Membrey anime d’une vraie pulsation. La distribution est exemplaire : des voix et du jeu. Et là, on est gâté ! Estelle Béréau voix sucrée fort et joliment timbrée, joue aussi bien l’aristo Hélène de Solange que la grisette Véronique. Anas Séguin fait un Florestan de haute prestance avec une articulation comme on en entend rarement et un chant parfaitement maîtrisé au ténor teinté de sombre…


Princesse Czardas

Czardas OdeonLa distribution réunie répond parfaitement au niveau de la production scénique :
Dans les rôles du couple Liebensdorf, Bernard Maltère et Simone Burles n’ont guère à pousser le trait pour emporter l’adhésion du public.
Il en va de même pour le Feri de Philippe Ermelier, qui, à la fin du premier acte, sait émouvoir son public.
De même, le quatuor principal remplit toutes nos attentes : Julie Morgane et Grégory Juppin, tout d’abord, semblent avoir toujours joué ensemble et leurs numéros de duettistes fonctionnent parfaitement, avec la délicieuse manière qu’à la première pour se mouvoir sur scène et sur la parfaite prononciation du second.
Régis Mengus qui poursuit une brillante carrière, aussi bien dans les grands emplois que dans l’opérette, est un baryton de belle facture faisant preuve d’une remarquable tenue scénique. Pour ce spectacle, il forme un couple particulièrement réussi avec Laurence Janot, que l’on retrouvait avec grand plaisir en Sylva.

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Grégory Juppin. Aussi à la l’aise au théâtre qu’en opérette ou comédie musicale, il joue pour la première fois le rôle de Boni. « Boni est un rôle assez à part dans tous ceux que j’ai pu interpréter car il y a une vraie place pour la comédie et le chant ! C’est un épicurien distingué et élégant qui, au fond, est un véritable amoureux.

Grégory Benchenafi . Outre son rôle de Jean-Pierre dans La Route fleurie, Grégory Benchénafi, accompagné au piano par Emmanuel Trenque, ouvrait, pour la saison 2016-2017, le cycle « 1 heure avec… » sous la houlette de Maurice Xiberras, qui a imaginé de créer une série de récitals où le public est accueilli en ces termes : « Un moment privilégié, une heure, un piano, une voix, pour découvrir ou redécouvrir les plus grands compositeurs d’opérettes ».

Benchenafi

La Route fleurie

L’Odéon de Marseille en a proposé une reprise fort agréable dans de suggestifs décors parfaitement en situation. Tout y est habilement dessiné. Quant aux pimpants costumes de l’Opéra de Marseille ils contribuent eux aussi à cette joyeuse équipée. On exprimera un seul regret, celui d’avoir coupé pas moins de cinq numéros musicaux… Le spectacle est bien mis en scène par Jack Gervais qui s’applique à lui donner un rythme soutenu avec une direction d’acteurs pertinente et un sens de la narration et de l’humour indéniables. Grégory Benchenafi poursuit sa brillante carrière dans le domaine de l’opérette et des rôles comme celui de Jean-Pierre lui conviennent parfaitement. Amélie Robins omniprésente, aussi bien dans des rôles d’opéra que d’opérette, est ici une Mimi de luxe, fraîche, ravissante et dotée d’une voix exquise. Julie Morgane et Claude Deschamps, ont l’habitude de jouer ensemble et leur complicité en Lorette et Raphaël font éclater à chaque scène leur talent de fantaisistes parfaitement rompus à ces emplois…

Autre escale à Limoges avec deux spectacles attachants  et deux interviewes

Les Misérables.

Miserables
C’est une version de concert qu’a proposée la tournée des Misérables de Claude-Michel Schönberg, version en concert, mais néanmoins très vivante, avec costumes et fine dramaturgie permettant de suivre l’histoire et d’éprouver un vrai plaisir théâtral. La distribution mêle chanteurs venus du Lyrique et interprètes plus spécialisés en comédie musicale, sans s’interdire des incursions en opéra. Parmi ces derniers, la lumineuse Cosette de Jane Van der Esch ; Christina Koubbi, remarquée dans Madame Thénardier ; Ita Graffin (Fantine) à la voix bien articulée, pathétique comme il faut ; Géraldine Jeannot en Eponine émouvante et à la très belle ligne de chant. Xavier Mauconduit au phrasé stylé, maniant la mezza voce (une performance en comédie musicale !) ; Ronan Debois est un Thénardier d’autant plus crédible qu’il sait doser les effets sans en faire trop, mais avec un grand souci du réalisme et une voix bien projetée. Jean-Christophe Born, avec une élégante ligne de chant et un beau naturel, est le Marius idéal, romantique à souhait. Javert trouve en Pierre-Michel Dudan un interprète parfait à la voix percutante et intérieure et qui tire parti dans ce rôle dramatique d’une expérience alternative de comédien.

Les Chevaliers de la Table Ronde.

Nous avions évoqué Les Chevaliers de la Table Ronde au lancement de la tournée, nous les retrouvons en saison 2 à l’Opéra de Limoges, toujours aussi irrésistibles. C’est la baguette de Christophe Grapperon qui fait gagner ses galons de grand opéra bouffe à une partition prise au sérieux et défendue avec une belle dynamique, la « réduction » de Thibaut Perrine permettant de faire ressortir la couleur de chaque pupitre. 

Nous avons rencontré :

Born

 

Jean-Christophe Born
Avec le rôle de Marius,des Misérables, on est à la frontière entre la voix lyrique et la voix de variétés. Il faut techniquement arriver à trouver un juste milieu, mais peut-être avant tout une fraîcheur, une simplicité qu’on perd parfois dans l’opéra en privilégiant des sons très travaillés. Le directeur artistique, Christian Cravero, était assez intraitable avec cette exigence de mettre en avant une voix timbrée certes mais très naturelle.

Ingrid Perruche, qui interprète Totoche dans Les Chevaliers, est très cantatrice dans son premier air (belle voix longue rompue au grand répertoire classique), ne le cédant en rien à la comédienne dans les parties plus légères de l’ouvrage.   « Lorsque mon agent m’a demandé de regarder la partition, j’ai tout de suite été attirée par Totoche, un personnage très drôle, déjanté, dont je pensais pouvoir faire quelque chose d’intéressant. Pierre-André Weitz, le metteur en scène, est allé encore au-delà de ce que j’imaginais, l’esthétique du cirque accentuant la caricature, aussi bien dans la voix parlée que chantée… »

Perruche

Deux raretés, enfin :

L’Homme de la Mancha

ManchaL’Opéra de Tours a eu la bonne idée de reprendre la coproduction de 2010 de L’Homme de la Mancha de Mitch Leigh dans la mise en scène de Jean-Louis Grinda d’une impressionnante efficacité.
Le spectateur est dès l’entrée en salle saisi par l’atmosphère de la geôle où se déroulera la totalité du spectacle…

Nicolas Cavallier déploie des accents éloquents dans un rôle dont il sait traduire le côté illuminé mais aussi profondément humain. L’air de la Quête, très applaudi, joue sur cette double dimension.
On ne pouvait mieux distribuer Aldonza/ Dulcinea qu’en le confiant à Estelle Danière, prodigieuse comédienne, à la voix totalement comédie musicale, expressive avant que d’être platement belle.
Raphaël Brémard, dans une sorte de registre interprétatif, s’approprie un Sancho Pança à la voix percutante et au jeu d’une profondeur inouïe. De la distribution pléthorique on ne peut isoler aucun interprète, preuve de l’immense professionnalisme de tous…

Tistou les pouces verts

L’Opéra de Rouen propose à des enfants de tous milieux culturels et sociaux deTistou découvrir l’art lyrique dans cette nouvelle production de Tistou. De Henri Sauguet.
Tistou, n’est pas un enfant comme les autres. Il doit quitter l’école où il s’endort. Alors ses parents décident de le confronter à l’école de la vie : l’enfant suivra les cours de M. Moustache le Jardinier. Lors d’une leçon de jardinage, Tistou découvre qu’il a les pouces verts : il peut faire pousser les fleurs où il le souhaite, en un temps record…
La magie du spectacle s’explique par l’originalité des costumes, la diversité des personnages et le rythme tonique de la mise en scène. En abordant ordre, misère, vendeurs d’armes et écologie, il a donc des résonances très actuelles.
Catherine Trottmann, jeune mezzo-soprano nommée en 2017 aux Victoires de la Musique Classique y interprète le rôle de Tistou.

ARTICLES DE   FOND

Maurice Yvain
47-Yvain-p45Parmi les musiciens « nouvelle vague » qui illustrent la chanson et l’opérette française sitôt le Première Guerre Mondiale terminée, Maurice Yvain est sans aucun doute le plus authentique et il n’est pas de ses oeuvres – même mineures – qui ne témoignent de son art : « Un final d’Yvain, c’est ficelé comme un final d’Haydn. Ce petit musicien est un maître. » (Arthur Honegger).
La revue vous présente, en 10 pages abondamment illustrées, l’intégralité des 25 ouvrages de scène de Maurice Yvain, opérettes, comédies musicale, ballets… ainsi qu’un résumé de l’existence de ce musicien qui fut également un exceptionnel compositeur de chansons (« Mon homme », « La belote »… ) pour Mistinguett, Maurice Chevalier et bien d’autres artistes. Il fut aussi un redoutable critique.

Questions d’esthétique :

16e chronique. Certains titres d’opérettes font automatiquement penser à l’interprète Printempsqui a créé l’ouvrage : Hortense Schneider dans La Grande Duchesse de Gérolstein, Yvonne Printemps dans L’Amour masqué ou Luis Mariano dans La Belle de Cadix. Le problème s’est évidemment posé de trouver à ces éminentes vedettes des interprètes tout aussi apprécié(e)s du public… La raison de l’exposition et de la renommée d’un(e) interprète tient d’abord à ce que des compositeurs et des librettistes « écrivent pour » lui ou pour elle …
Il est vrai qu’un certain type de voix peut disparaître, comme en opéra les grands Falcon ou l’art si particulier d’un Adolphe Nourrit… Ce constat est à mettre en relation avec la disparition de la spécialité opérette dans les Conservatoires. Certes on ne fait pas apparaître d’un coup de baguette magique une Yvonne Printemps ou un Luis Mariano. Mais on peut créer les conditions artistiques pour que des talents nouveaux, peut-être les grands noms de demain, se profilent au firmament de l’opérette.

HOMMAGE A NOS DISPARUS

 

collart

 

Claudine Collart (1923 – 2016) Originaire du Nord, elle y fait ses premiers pas dans le chant avant de gagner le Conservatoire de Paris. Après une formation auprès de Nadia Boulanger, elle est recrutée à l’Opéra-Comique où l’attendent les rôles de soprano Colorature. Assez vite elle enregistre des opérettes pour plusieurs marques de disques, mais la plus grande partie de ses enregistrements se dérouleront à la Radio. On peut comptabiliser à peu près 800 rôles d’opérettes, mais elle participe aussi aux opéras diffusés le vendredi soir.

Deva Dassy (1911 – 2016) débute à l’Opéra-Comique, où elle chante Charlotte et Mignon dès les années 30. Elle y fera plusieurs créations et peut-être y prendra-t-elle goût à l’opérette en faisant partie de la distribution de Frasquita (1933), créée salle Favart après Le Havre…. Au début des années 50 elle grave trois opérettes d’Offenbach, Orphée aux enfers, La Belle Hélène, La Vie parisienne et enregistrere très fréquemment à la Radio (au moins 120 rôles comptabilisés).

Dassy

 

Barbier

 

Jean-Claude Barbier fit ses débuts en 1966 à Mogador lors de la reprise des Amants de Venise (rôle de Scalabrino). Il avait à son actif un répertoire très vaste, de Molière à Shakespeare. A la radio on le retrouve dans « La Famille Duraton », à la télévision dans la série « Au théâtre ce soir ». En opérette il avait une quarantaine de rôles à son répertoire, dont La Veuve joyeuse, Passionnément et Les Cloches de Corneville…

Marcel Merkès : 10 ans déjà ! Le 31 mars 2007, nous quittait le célèbre baryton martin Marcel Merkès qui, pendant 14 ans, fit les beaux soirs du théâtre Mogador, le plus souvent avec son épouse Paulette Merval. Ajoutons à sa carrière parisienne près d’un an au Châtelet (Annie du Far-West).

Merkes

 


LE MAGAZINE DES REGIONS

Vous y retrouverez les comptes-rendus de :
Hello Dolly ! (Saint-Amand-Monrond) – La Veuve joyeuse (Nancy) – La Mascotte et Valses de Vienne (Tourcoing) – Le Mikado (Ile de France) – Elle est à vous (Th. Saint-Léon, Paris) – Quatre jours à Paris (Ath, Belgique).

LES PROGRAMMES

Opéras, opérettes, comédies musicales… jusqu’en septembre 2017,

 

 

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